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Les Études philosophiques 2019/3 (N°193)

Transparence, accointance et modes de présentation

In S. Gandon et D. Perrin « Renouveau de la notion russellienne d’accointance »

jeudi 30 janvier 2020, Bruno Gnassounou


Le russellianisme et néo-frégéanisme soutiennent tous deux que nous avons des pensées irréductiblement singulières, fondées sur une relation d’accointance avec l’objet de pensée, mais le néo-frégéanisme, en introduisant la notion de mode de présentation singulier, semble bien mieux rendre compte de la fonction cognitive de ces pensées en donnant une solution aux puzzles de Frege et de Campbell (1re partie), qui concernent la recognition de deux objets, c’est-à-dire la capacité à les discriminer ou à les identifier. Le néo-frégéen n’est néanmoins pas mieux placé que le néo-russellien, si l’on distingue une accointance présentationnelle, à laquelle tient le néo-frégéen, d’une accointance relationnelle (causale) qui donne une solution russellienne aux puzzles de Frege et de Campbell (2e partie). Il semble même que les difficultés que rencontre le russellien affecteront la relation d’accointance avec les modes de présentation singuliers, si on associe, comme il est naturel, la qualité de transparence à cette forme d’accointance (3e partie). La solution est de ne plus lier la transparence de l’accointance à la recognition, mais plutôt à l’immunité dans la présentation de l’objet de pensée. La conclusion est que pourtant cette transparence est incompatible avec la fonction de discrimination des modes de présentation, ce qui suggère que la notion de mode de présentation singulier pourrait être incohérente (4e partie).




À propos de l'auteur :

Professeur.
Directeur du Caphi.
Philosophie de l’action, philosophie du langage, métaphysique, philosophie du droit.
Membre du comité éditorial de la revue Igitur.


Courrier électronique : Bruno Gnassounou


Du même auteur :
  • Classiques Garnier. Bibliothèque de la pensée juridique, 428 pages.

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