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Peinture et philosophie

Un essai de phénoménologie comparée

vendredi 14 janvier 2011, André Stanguennec


Cet ouvrage se propose d’analyser les rapports entre peinture et philosophie modernes, depuis la peinture romantique allemande, l’impressionnisme et l’abstraction, jusqu’au ready-made, à l’art conceptuel et aux pratiques photographiques ou vidéo-filmiques contemporaines.

À cette fin, il met en oeuvre trois démarches articulées : une philosophie de la culture (Ernst Cassirer, Erwin Panofsky, Nelson Goodman) qui considère l’art comme une forme symbolique ; une pensée dialectique (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Arthur Danto, Fredric Jameson) qui construit une histoire conceptuelle de la peinture ; une phénoménologie de L’art (Edmund Husserl, Martin Heidegger, Hans-Georg Gadamer, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty) qui permet de penser la peinture et la philosophie comme ces deux entreprises qui - du côté des formes et des couleurs pour l’une, du côté de la pensée et des concepts pour l’autre - explorent de façon critique et constructive l’ensemble de la réalité.
En esquissant une histoire phénoménologique de la peinture moderne, ce livre tente de penser l’émergence de ce qui serait, à l’intérieur de notre monde contemporain et selon l’expression d’Aloïs Riegl et d’Erwin Panofsky, une nouvelle volonté d’art (Kunstwollen).

Sommaire

Peindre et philosopher contre l’opinion

  • Iconographie, iconologie et « volonté d’art » (Kunstwollen)
  • Opinion commune, peinture et philosophie moderne
  • Représentation, figuration, abstraction
  • Significations iconiques et significations plastiques
  • Plasticité passive et plasticité active

Les correspondances entre peindre et philosopher

  • Importance de l’opinion privée et publique dans la modernité
  • Première correspondance phénoménologique entre peindre et philosopher : critique des images doxiques de représentation
  • Deuxième correspondance phénoménologique : actualiser et recentrer les virtualités de l’opinion
  • Troisième correspondance phénoménologique : une collaboration et un échange possibles entre peintre et philosophe

Deux orientations cognitives de la peinture moderne

  • Particularités et limites phénoménologiques de ces courants cognitifs
  • Peintures d’essences exactes et peintures d’essences morphologiques
  • Peintures d’essences progressives et peintures d’essences régressives

Brève histoire phénoménologique de la peinture moderne

  • Caractères historiques de la peinture moderne selon Hegel
  • Deux exemples de résistance à l’irréligiosité de la peinture moderne : la peinture romantique allemande et le mysticisme de Kandinsky
  • La peinture moderne affranchie de la religion : le cogito de Manet
  • De Manet aux avant-gardes
  • Des avant-gardes aux postmodernes

De la peinture postmoderne vers un art post-postmoderne : une double déspécification

  • Les limites de l’art postmoderne dans l’analyse d’A. Danto
  • Fin, suspens ou reprise d’une histoire mondiale de l’art ?
  • La déspécification matérielle de l’art post-postmoderne
  • La déspécification dispositionnelle de l’art post-postmoderne


Domaines : Esthétique et philosophie de l’art, Arts contemporains -
Collection : Æsthetica -
Format : 17 x 21 cm -
Nombre de pages : 228 p.
ISBN : 978-2-7535-1268-9 -
Disponibilité : en librairie




À propos de l'auteur :

Professeur. Hegel, Idéalisme allemand et herméneutique contemporaine envisagée particulièrement sous l’angle du symbolisme de la culture (S. Mallarmé, E. Cassirer, H-G. Gadamer), constitution de la pensée dialectique.


Courrier électronique : André Stanguennec


Du même auteur :
  • Théologie et philosophie de la nature dans la dialectique réflexive

    André Stanguennec
    (Conférence présentée à l’Université de Grenoble, le 8 février 2007, dans le cadre du Centre alpin de philosophie allemande, CAPA).
    Je tiens d’abord à préciser dans quelle tradition philosophique s’inscrivent les propositions qui suivent. Pour cela, je partirai d’une réponse faite par E.Weil lors d’une conversation au cours de laquelle on lui demandait comment il se situait par rapport à Kant et à Hegel, les deux auteurs auxquels il se référait le plus constamment dans ses livres. E.Weil eut cette réponse (...)

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    André Stanguennec
    La dialectique réflexive est une ontologie de la finitude qui se constitue dans la forme d’un cercle spéculatif. En sa ligne réflexive ascendante, d’abord, cette finitude se pose en explicitant la présupposition de l’infinité qui lui donne son sens. Puis, en un mouvement descendant, la dialectique de l’infini, construite analogiquement dans la forme de la finitude, y pose le contenu de cette finitude comme son existence finie, éternel corrélat de sa propre existence infinie, en une co-existence (...)

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    A partir d’une conférence prononcée au Centre culturel franco-allemand de Nantes à l’occasion du bicentenaire de la mort d’E. Kant (1804), l’auteur a prolongé et développé ses analyses des rapports entre la pensée de Kant et la France. Après avoir retracé l’influence des idées et des événements venus de France dans la société allemande où vivait Kant, le livre restitue les reprises critiques effectuées par le philosophe de Konigsberg de plusieurs philosophes français ou d’expression française (au premier (...)

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    La philosophie de Nietzsche est une philosophie perspectiviste. Elle l’est, d’abord, par son contenu interprétatif, puisque les volontés de puissance qui constituent indéfiniment les significations du monde, sont des centres d’interprétation et que ces interprétations centrées sont autant de perspectives qui s’affrontent les unes les autres. Mais elle l’est, aussi, en ce qu’elle s’offre elle-même, conformément à son perspectivisme assumé, à une multiplicité de commentaires, tous légitimes à condition (...)

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