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La liberté et l’ordre public : Diderot et la bonté des lois

2005, Florent Guénard


Pour Diderot, il est illusoire de croire que l’on peut rationaliser le droit pénal, comme Beccaria le suggère, et proportionner les peines aux délits selon une échelle nécessaire. L’arbitraire du juge est pour Diderot moins un obstacle pour la justice qu’une condition de possiblité. Cette critique adressée au juriste italien semble pourtant ne pas s’accorder avec le rôle qu’il attribue au législateur : élaborer un code de lois pleinement rationnel, qui fasse abstraction de la diversité des coutumes et des opinions. La contradiction n’est qu’apparente : les deux propositions s’accordent, plus encore s’éclairent mutuellement. Elles se rejoignent dans une commune dénonciation du despotisme qui se cache derrière toute dévalorisation de la délibération.

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Article publié dans la Revue de Métaphysique et de Morale, n°45, 2005, p. 109-125.

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À propos de l'auteur :

Maître de conférences. HDR. Philosophie morale et politique. Philosophie du XVIIIe siècle. Directeur de la rédaction de la revue La vie des idées.

Aujourd’hui : maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure (Paris)


Courrier électronique : Florent Guénard


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