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Éternité ou commencement de l’univers ?

L’agnosticisme comme réponse philosophique

vendredi 3 septembre 2004, Cyrille Michon


Un problème empirique, religieux et conceptuel

La représentation commune de l’univers, en ce début de XXIe siècle, en fait une réalité comme les autres, beaucoup plus grosse, unique en son genre, assurément, mais ayant, comme tout ce que nous connaissons, un certain âge, une certaine durée de vie. L’hypothèse physique généralement admise d’une explosion originaire, le Big Bang, survenu il y a 15 milliards d’années, ou au moins entre 10 et 20 milliards d’années, a largement passé dans le grand public. L’hypothèse d’une fin de vie, le Big Crunch, est sans doute plus spéculative, mais paraît tout aussi admissible. Le constat universel que les êtres naissent, évoluent et meurent, s’applique ainsi à cet ensemble que nous appelons l’univers. La théorie de l’évolution a une portée restreinte au monde vivant que nous connaissons sur Terre, dont elle explique la spécification et la sélection, mais elle s’inscrit dans le cadre d’une évolution au sens large. La théorie de l’expansion de l’univers, dont l’hypothèse du Big Bang est un fruit, correspond à la forme la plus générale d’une évolution de la matière, même si le principe de la sélection naturelle n’y est pas à l’œuvre. Ce qui est commun à l’évolution des espèces et à l’expansion de l’univers, c’est l’idée d’un développement orienté, mesuré par le temps, une histoire, en un sens non anthropologique, ayant un début, et peut-être une fin.

Ce texte est la version préliminaire de l’introduction à Thomas d’Aquin et le controverse sur L’éternité du monde, Flammarion, GF, 2004.

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À propos de l'auteur :

Professeur. Métaphysique, philosophie de la religion, philosophie médiévale.


Courrier électronique : Cyrille Michon


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