Post-face de l’ouvrage « Ce que peuvent les sciences ».
jeudi 4 juin 2020,
Post-face ajoutée en mai 2020 au livre Ce que peuvent les sciences qui est publié en juin 2020 aux Editions matériologiques.
La pandémie de Covid-19 est un épisode sanitaire, médical, social, politique, économique et aussi scientifique. Il s’agit donc d’un phénomène pluridimensionnel. Je propose ici quelques remarques et réflexions sur ce dernier aspect de la pandémie et seulement sur celui-là . Sans doute est-il possible d’y réfléchir de faà§on autonome, c’est-à -dire en respectant les distinctions entre les dimensions qui, toutes ensemble, constituent l’épisode « pandémie de Covid-19  ».
Professeur d’histoire et philosophie des sciences.
Philosophie et sciences à l’à¢ge classique.
à‰pistémologie des sciences de la nature.
Mathématiques à l’à¢ge classique.
Courrier électronique : vincent.jullien@univ-nantes.fr
Presses Universitaires de Rennes, 2002
Un enjeu pour les mathématiques, l’astronomie, la mesure du temps et la navigation.
Voici la longue, difficile et passionnante histoire du calcul des longitudes. Elle a emprunté deux voies concurrentes, selon que l’on cherchà¢t dans le ciel le « garde temps » indispensable ou selon que l’on misà¢t sur les progrès horlogers de la mesure du temps.
Cet ouvrage dirigé par Vincent Jullien, comprend les contributions de Franà§ois Bellec, Guy Boistel, Fabien Chareix, Hervé de Chateau-Thierry, Suzanne (...)
Essai sur la place des sciences dans notre culture
Je présente d’une part le rà´le immense que jouent les sciences dans l’idéologie et le fonctionnement de nos sociétés et d’autre part le fait que ce rà´le est mal compris et màªme sérieusement récusé. De cerci résulte une situation extràªmement critique. Les sciences et les techniques dominent notre culture, mais l’accord des esprits ne se fait pas autour de cette domination. Elle est alors subie, imposée et vécue comme illégitime. Un pouvoir fort mais mal accepté ne peut que prendre la forme d’une tyrannie. (...)
Dans « Le vide et l’indicible au XVIIe siècle » (C. Biet et V. Jullien éditeurs), numéro spécial de la revue XVIIe siècle, juin 2000.
L’étude qui suit fait un constat, celui de la place modeste que semble occuper la discussion du système du monde dans la première moitié du XVIIe siècle, chez des auteurs qui sont, par ailleurs, les chefs de file des modernes et donc, tous acquis à une version ou une autre du nouveau système. Il s’agira alors de chercher à comprendre ces silences. La remise en cause préalable d’un lieu commun de l’histoire des idées –le séisme supposé causé par le naufrage du géocentrisme- sera utile pour atteindre (...)
Historia Scienciarum, mars 1999
Descartes signale explicitement l’existence de frontières, plus exactement de clà´tures aux mathématiques. Les expressions selon lesquelles tel ou tel objet n’est ‘pas reà§u en sa géométrie’ ou a été ‘rejeté hors de sa géométrie’, en portent témoignage. Cette frontière est aussi une fin, un achèvement. Ainsi, terminant le troisième livre de sa Géométrie de 1637, il estime avoir montré la voie qu’il suffit de suivre « pour construire tous les problèmes qui sont plus composés à l’infini […] Et espère que nos (...)
Science et techniques et perspective, nouvelle série, n°2, 1998
Les Eléments d’Euclide sont, après la Bible, l’ouvrage ayant connu le plus grand nombre d’éditions depuis l’invention de l’imprimerie. Etant données l’ancienneté et la diversité des sources antiques de ce texte, il n’est évidemment pas simple de reconstituer un tableau de cette histoire éditoriale. Les manuscrits proviennent de deux traditions distinctes, grecque et arabe et les éditions des XVIe et XVIIe sont, soit des approches philologiques du corpus, soit des occasions de commentaires philosophiques, (...)
Ordre et contestation au temps des classiques, Biblio 17, Papers on French Seventeenth Century Litterature, n°73, Paris-Seattle-Tà¼bingen, 1992
Gilles Personne de Roberval et Antoine Arnauld, dit le grand Arnauld ont vécu en un màªme temps et en un màªme lieu, de la fin des années 1630 environ à 1675, à Paris. Est-ce suffisant pour justifier une étude comparative, pour les opposer ? à€ l’unité de temps et de lieu, ne manque-t-il pas en effet l’unité d’action pour que la pièce ait quelque consistance ?
S’ils ont en commun d’avoir été très renommés et controversés de leur vivant puis quelque peu oubliés et sous-estimés par la postérité, ils diffèrent (...)
TEXTES Rà‰UNIS ET PRESENTà‰S PAR VINCENT JULLIEN AVEC UNE PRà‰SENTATION Gà‰Nà‰RALE ET UNE POSTFACE
Roberval (1602-75) a rédigé un traité d’éléments de géométrie, resté inédit malgré les nombreuses recommandations de l’académie des sciences. Se détournant de ses recherches et découvertes concernant les méthodes infinitésimales, il s’attaque aux problèmes des fondements de la géométrie. Reprenant le projet euclidien d’une construction déductive de la géométrie, il se montre critique rigoureux des « faiblesses » du (...)
Descartes a pensé et affirmé avoir ‘achevé la géométrie’, ce qui n’est évidemment pas vrai, comme l’ont immédiatement prouvé les développements ultérieurs de cette science. La revendication cartésienne doit cependant àªtre prise au sérieux car elle n’est pas sans fondement. L’algébrisation à laquelle Descartes donne un élan décisif est un mouvement qui fera bientà´t éclater les frontières du domaine traditionnel des mathématiques : caractère de nombres aussi bien que de lignes, expression possible d’algorithmes (...)